BIJOUTERIE "A LA CHEVILLE"

 

CE QUE TOUT LE MONDE DOIT SAVOIR !!!!!!!!!!!!!!

 

La bijouterie «  à la cheville » est la bijouterie comme elle était pratiquée à l’origine (sans moulages).

Garante d’un savoir faire qui disparait à une vitesse incroyable .

 

Elle est encore enseignée à l’école à égalité avec les méthodes plus industrielles mais jusqu'à quand ?

 

La réalité sur le terrain est très largement en faveur de la bijouterie industrielle !! Et de très loin car même les bijoutiers les plus passionnés se laissent tenter pour gagner plus d’argent plus vite ! Et ce depuis une cinquantaine d’année . Creusant leur propre tombe en trompant le client .

 

A l’heure actuelle , un bijou acheté dans une bijouterie classique à 99 % de chance d’avoir été fabriqué dans une usine . Française ? Rien n’est moins sûr car même les usines Françaises ne sont plus assez rentable face à la chine et ferment tour à tour .

 

Le plus grand bijoutier français : E. Leclerc  !! Ça laisse rêveur !

 

Le métier de bijoutier de quartier se limitant à la réparation de vos bijoux et à changer des piles de montres .

 

Les boulangers ont su se défendre face au pain congelé industriel en créant un affichage différent sur leurs enseignes et une large information , pourquoi pas les bijoutiers ???

 

 

Il existe un label mais peu connu du public , Artisan d’art ou l’ INRA qui protège les métiers en voie de disparition et encore !?

 

 Mais quelles différences y a t-il ????

Un bijoutier aujourd'hui peut :

être informaticien en créant ses modèles

sur un logiciel comme celui-ci :


 

 

Qui sera imprimé en 3D directement dans de la cire verte, voir ci-dessous , bluffant , non ? 

Un moulage en silicone puis en plâtre transformera ces bijoux en métal de votre choix , argent , or , platine , acier , titane , bronze (qui sera plaqué en Argent ou Or ) … le tout peut être tiré en pièce unique (rare) ou moulé en silicone pour être dupliqué x 100 000  et voilà !

Certain logiciel peuvent créer le moule en silicone directement et hop, encore une étape qui saute !

Qu’achète t-on dans ces cas là ? Une marque , des intermédiaires , de la pubs , un peu de plâtre et un peu de matière (or/argent ) !!

 Beaucoup de polluants (surtout les placages !) et un bilan carbone maximum .

Savoir-faire en bijouterie = 0 

 

 

 Autres solutions ??

Le bijoutier peux aussi choisir de réaliser ses maquettes lui-même en sculptant la cire avec ses menottes (voir photo ci-dessous) :

Tiré en pièce unique , ou en série limitée pourquoi pas !

Même si le temps de travail est plus court, la cire permet de faire des formes difficiles a obtenir en métal ou de dupliquer facilement un morceaux pour faire un bracelet aux formes répétitives par exemple.

 

Cette technique existe depuis la période précolombienne

 

Qu’achète t-on dans ces cas là ? un savoir faire vieux de 6000 ans (voir amulette de Mehrgarh) en sculpture sur cire , un peu de temps de travail et de recherche et un peu de matière , cire/plâtre/argent ou or. Il pourrait y avoir un label : bijoux sur cire en pièce unique ou série limitée (10 exemplaires dans la loi)

 

 

 

Mais attention !

  A partir de cette même cire , un moulage silicone peut être réalisé pour un tirage max ! Argl !

   C’est ce qu’on faisait dans l’industrie de masse avant la 3D

(depuis 10 ans)

ainsi que beaucoup d’ artisans actuels ! Marges max !

 

                           1 Artisan = 10 000 bijoux

 

 

Le travail « à la cheville » alors ?

Le bijoutier a encore le choix !!

 Il peut acheter du fil , de la plaque appelé plané , des anneaux et des outils (scie , limes , chalumeaux , pinces , tas , triboulet …)

 

 

 et surtout une cheville !

 

La cheville est le morceau de bois qui dépasse de l’établi et qui sert de support et de martyr pour scier , limer ..

 

 

 

 

Qu’achète t-on dans ces cas là ? Un savoir-faire ancestral et en voie de disparition, une passion pour un métier , un travail long et fastidieux de recherche, de techniques de bases comme scier, souder , limer mais encore , émeriser, ajuster , sculpter , perler, filigraner, repercé, marteler, graver, décorer, mettre à taille, peindre ! Dessiner !

Aussi vous êtes face à quelqu’un qui peut prodiguer des conseils pour vos futurs bijoux . Vous achetez surtout une pièce unique !

Un bijou fabriqué ici et réparable ! Et un peu de matière or/argent/cuivre

 

Et les plus fous ?  Ou plutôt les plus passionnés !

Ceux là, dont je fais partie , achètent de la grenaille ! La matière brut!

Des petites billes d’argent ou d’or , qui seront fondues en alliage ou pur pour fabriquer les plaques , les fils , les anneaux , les tubes , les sertissures et autres semi-apprêts qui seront a leurs tours sciés, limés , soudés etc .

 

Qu’achète t-on dans ces cas là ? Du pur artisanat d’art ! une passion pour une belle matière ! Un défi contre l’industrie !

Ici, on va jusqu'à éviter les produits nocifs pour un bijou encore plus propre et utiliser l’argent pur à 99.9 %

 

La question n’est pas de savoir qui a le droit d’exercer !

Mais qui fait quoi ? 

Et comment informer nos clients de nos pratiques ??

Plus de transparence dans la bijouterie !

 

Aujourd'hui , L’atelier de Gastyne c’est :

Du bijoux uniques depuis la fonte du métal ! en argent pur !

Les apprêts , chaîne et fermoirs sont achetés en France ou Europe (Italie, suisse, Autriche), parfois une plaque en AG 950/.. pour des besoins particuliers et les stages !

Et même une cire ou 2 pour le plaisir de sculpter !!  

(vous êtes informés !! et les prix plus bas ! si un tirage est fait mes pièces sont numérotées a la main)

 

Après avoir lu tout ça, J'espère que vous n'achèterez plus jamais un bijou sans avoir demandé au préalable comment il a été fait !?

 

si c'est une pièce unique ?

issue d'une plaque de métal ou d'une sculpture en cire ?

 

Est-ce qu'il a été moulé ou non ?

A partir d'une cire sculptée à la main ou d'une machine a imprimer en 3 D ?

et si oui a combien d'exemplaires il a été tiré !!???

 

pour ne plus acheter un pain congelé sans le savoir et au prix de la baguette tradition !

 

merci 

pascale

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